JEAN BROUSSOLLE
ACCUEIL.
Né à Saint-Vallier dans la Drôme le 15 décembre 1920, devenu professeur de lettres après
une enfance passée en Lorraine, ce licencié-es-lettres aurait pu se destiner à une carrière
d’enseignant. C’est cependant la musique qui l’attirera.
Excellent musicien, capable de jouer de plusieurs instruments, il étendra progressivement
son goût pour la nouveauté à la création de sketches musicaux dont certains sont restés très
populaires. C’est en 1952, au moment même où ils entreprenaient une nouvelle tournée aux
États-Unis que s’est posé pour les Compagnons le remplacement de Marc Herrand qui
avait lui-même succédé à Louis Liébard. Repéré par Jean-Louis Jaubert au sein d’un
orchestre dans le sud de la France quelques mois auparavant, Jean Broussolle, qui n’avait
pas caché vouloir intégrer les Compagnons, fera très vite l’unanimité des suffrages.
Il faudra cependant attendre 1956 et l’arrivée de Jean-Pierre Calvet pour que la doublette
Calvet-Broussolle s’engage dans une voie nouvelle en adaptant de grands airs souvent issus
d'Amérique du Sud comme le Vénus du Brésilien Vinícius de Moraes ou les mélodies de
P. de Angelis. Il est évident que les vingt années passées au sein des Compagnons, puisque
Jean les quittera fin 1972 laissant la place à Gaston (Michel Cassez), ont laissé une trace,
sans aucun doute celle qui caractérise leur deuxième époque, celle de la transition entre le
choral de l’époque Marc Herrand et l’apport instrumental de l’époque Gaston..
Profondément épris de liberté et attiré par les chevaux et la Camargue, celui qui passe
souvent pour être devenu chez les Compagnons l’un des meilleurs auteurs français des
années cinquante et soixante est l’auteur des paroles de titres comme : Alors raconte en
collaboration avec Gilbert Bécaud, Le violon de tante Estelle (1955), Gondolier (1957),
Guitare et tambourins, Si tu vas à Rio, Mélodie perdue(1958), Le marchand de bonheur,
Vénus, Ronde mexicaine, Nathalie s'en va (1959), Allez savoir pourquoi, Bras dessus,
bras dessous (1960), Notre concerto, Marin, Si tous les oiseaux, L'enfant de bohème (1961),
Le cœur en bandoulière, Le Mexicain, Cheveux fous et lèvres roses (1962), De ville en ville
(1963), Des milliers de soldats, Mon espagnole, La Costa Brava, Tumbalala (1965), Le temps
des étudiants (1966), Maria souviens-toi (1967), Le coeur en fête (1970), Merci Satchmo(1971)
Ils s’ajoutent à de nombreuses autres créations parmi lesquelles quantité de sketches comme :
Gontran, Le violon de tante Estelle, Les tourlourous, Les Ecossais, Les jumelles de
marine, Les Tyroliens et une opérette comme : Minnie Moustache. Sans oublier le Piccolo
Saxo et compagnie dû à une collaboration avec André Popp...Piccolo Saxo, sur cinq CD,
est une ode comparable à Pierre et le loup de Prokofiev.
Une magnifique invitation faite aux jeunes enfants de découvrir l’univers de la musique sur
une orchestration d'André Popp.
En 1973 et 1974, après avoir quitté les Compagnons de la chanson, Jean Broussolle aura
l’occasion de proposer son talent à d’autres grands interprètes comme Sacha Distel pour lequel
il écrira Ma première guitare, Accroche un ruban, La belle vie.
Il est mort en 1984 et repose aux Baux-de-Provence.                Texte de Louis Pétriac
Je t’appartiens
Les tourlourous
 Minnie Moustache écrite en
collaboration  avec G.Van Parys
Vous écoutez le Violon de
Tante Estelle de Jean Broussolle
- (au violon)
Avec Edith Piaf en 1963 (B. Hélin)
Jean en Camargue
Avec sa fille Valérie (photo V. Broussolle)
Jean chez lui en 1981
Photo Valérie Broussolle